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Enlil Eadwig ~ Leader des rebelles

 
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Auteur Message
Enlil
Leader du mouvement Rebelle


Inscrit le: 17 Aoû 2008
Messages: 64
Race: Hybride
Masculin

MessagePosté le: Mer 27 Aoû - 16:20 (2008)    Sujet du message: Enlil Eadwig ~ Leader des rebelles Répondre en citant

~§~  


 
Nom: Eadwig


Prénom: Enlil


Surnom: En', Lil’, chef, tombeur (xD....),... sont les seuls usités à ce jour.


Âge : 21 ans


Sexe : Masculin


Race : Hybride


Préférence sexuelle : Les femmes, théoriquement. (Mais vous me connaissez bordel… XD *au pied du mur*… C’est pour son côté viril et mec pas facile xD)

 

 
~§~  



 
Histoire :
 
Elle était belle. Oh ce n’était pas la plus belle non. Le plus belle était réservée au grand chef Eadwig. Mais la suivante sur la liste, était à lui ! Distinguée, de haut rang… Parfaite ! Eadwig n’en avait pas voulu, elle n’avait pas réussi à « passer le casting », pas comme sa petite sœur. Alors lui, Sîan (simple pseudonyme pour ses proches), en avait fait son affaire. Comme toujours il se contentait avec délectation des restes de son grand frère tout puissant, qui régnait en seigneur sur une partie de la planète Terre. Au début elle avait tenté de lui résister, mais il l’avait rapidement mise au pas, cette sale petite humaine. Elle lui donnerait un enfant, il en ferait un soldat, et il l’appellerait Enlil. On disait que les mélanges de gènes donnaient des êtres particulièrement doués... Alors quand naquit le premier fruit de leur union, il fit en sorte de l’éduquer à sa manière. Il avait une vision différente de celle de son frère en matière de fils parfait... Si Eadwig se vantait des moindres caprices de son fils, de son exécrable caractère qui était l’image idéale d’un chef que l’on suit à lettre, Sîan lui, préférait faire de son fils un militaire pur et dur, entraîné, éduqué. Aussi, dès qu’il fut en âge de tenir debout, il le fit entraîner. Par des proches experts en entretien physique, ou par lui-même. D’abord rien de bien difficile, pour le tout petit garçonnet qu’il était encore… Puis les blessures infligés volontairement… Les punitions s’il ne finissait pas ses exercices physiques...  

 
Quand il devint plus grand, tout ceci ne fut plus que secondaire, habitué qu’il était devenu aux violences physiques qu’on lui infligeait. Et puis les occupations que son paternel choisissait pour lui évoluaient. Quand il eut atteint cinq années d’existence, son père lui choisit un précepteur. Il était parfait à ses yeux. Âgé d’une cinquantaine d’années, fort cultivé, autoritaire et intransigeant. Il apprit à Enlil comment lire, calculer... Comme chaque enfant il n’avait pas toujours envie de faire ses devoirs. Et quand il arrivait à un cours après un de ces moments de démotivation, son instituteur se chargeait de le « remettre dans le droit chemin ». Après quoi, des professeurs étaient chargés de lui faire connaître l’histoire, la géographie, les stratégies de guerre... Avec plus d’approfondissement.  

 
 
Et pendant ce temps, il n’avait que peu de rapport avec sa mère. Elle avait parfois le droit de passer un peu de temps avec lui. C’est dans de tels moments qu’Enlil se sentait le mieux. Uniquement dans ces moments qu’on cessait de « l’éduquer » à la dure. Uniquement dans ses moments qu’il pouvait laisser aller sa tendresse de petit garçon, dans les bras de sa mère. C’était une femme très douce, patiente, d’une gentillesse sans limite. Il l’aimait tant de le pardonner. Le pardonner d’être le fils de ce monstre. Ce monstre qui la brutalisait... Le pardonner surtout d’ÊTRE un monstre. D’être issu de cette race puante, cruelle, illégitime sur cette planète. Il passait de longs moments à pleurer silencieusement sur ses genoux. Et elle était habituée. Elle avait cessée d’essayer de le réconforter. Elle avait fini par comprendre que son seul pouvoir était d’être là, pour lui, à caresser ses cheveux tendrement, comme si effectivement, elle le pardonnait.  

 
 
Sîan la violentait régulièrement. A vrai dire, son objectif était que cette chose ponde d’autres héritiers hybrides... En vain. Personne ne pourrait jamais expliquer pourquoi la jeune femme ne tombait pas à nouveau enceinte malgré les assauts répétés de son époux... Un secret qu’elle sut garder muet. Au fond, elle ne voulait pas mettre au monde un enfant qu’elle verrait brutalisé comme Enlil. Compatissante, triste de le voir élevé de la sorte par cette ordure, elle se contentait de lui apporter autant d’amour qu’elle le pouvait durant les rares moments qui leur étaient accordés. Elle n’avait pas la vie trop difficile à côté de ça. Elle vivait confinée dans la grande demeure familiale, entourée d’esclaves –qu’elle qualifiait plus aisément de servantes.  

 
Malgré les violences de son père, Enlil l’écoutait, exécutait ses ordres, faisait tout ce qu’il lui demandait, et essayait toujours de donner le meilleur de lui-même… Peut-être que si son père était enfin fier de lui, il cesserait de faire du mal à sa mère... Ce monstre incapable d’aimer qui que ce soi, qui passait du temps avec son fils pour pouvoir se gonfler d’orgueil plus tard quand un jeune homme beau et fort le représenterait à la face du monde. Son fils doué qu’il voulait comme « soldat parfait » de lignée royale. Il transposait en lui tout son désir de réussite, toute son ambition bafouée, clouée à l’état embryonnaire par la présence d’un grand frère trop puissant et trop influent. Qui sait ?... Peut-être qu’un jour il inverserait la donne... Mais ces intentions étaient bien cachées, dissimulées sous l’excuse de vouloir pour lui un avenir brillant et glorieux dans l’armée des monstres.  

 
 
Un jour, Enlil qui à force de mauvais traitements s’en était mis à haïr son précepteur, se mit à le fixer de son regard haineux après qu’une gifle ait fouettée son visage cristallin. Il devait avoir sept ans, tout au plus. Troublée, le vaillant homme avait voulu soutenir ce regard... Il était soudain paru blême. Sur son visage une espèce d’angoisse. Quelque chose n’allait pas... Et ce regard... De ses propres yeux, il avait vu ses doigts se refermer sur le crayon de son élève. Ce dernier continuait de le fixer, impassible. Au fond de la tête d’Enlil, la joue picotant encore, une haine sourde s’élevait. Aucun lien d’affection ne le liait à cet homme rustre que l’on avait choisi pour être son précepteur. Il ne lui excusait donc pas. Plus. Cette haine sembla gonfler au fond de lui tendit qu’il voyait l’homme élever fébrilement sa main qui détenait le crayon. Le vieil homme ne savait pas ce qu’il lui arrivait... Le crayon toujours accroché à ses doigts se rapprocha peu à peu de lui. Une fois arrivé sous sa gorge, on pouvait clairement lire l’horreur au fond de ses yeux. Ces yeux qui voyaient arriver la suite comme une évidence... A l’intérieur d’Enlil, la haine sembla exploser et l’homme qui lui faisait face se planta le crayon dans la gorge, laissant échapper un bruit mouillé pendant que la pomme d’Adam se faisait transpercer, puis un immonde gargouillis de sang et d’air mélangés, tandis que, les yeux exorbités de terreur et de douleur, il tirait sur le côté pour éventrer sa propre gorge. A cet instant, Sîan entra dans la pièce. Ce qu’il vit le laissa sans voix. Son fils, sur le visage duquel on pouvait lire à présent un soupçon de sadisme, observait stoïquement son précepteur s’ôter la vie d’une manière effroyable. Le maître, qui arrivait à peine à gémir de douleur, s’effondra finalement sur le sol, inerte. Sîan tourna son regard dur vers son fils qui détacha enfin ses yeux de la scène pour les plonger dans ceux de son père. Le silence était tombé lourdement dans le boudoir.  

 
 
« Tu peux m’expliquer ce que cela signifie ??? » Sa voix s’était élevée, terrifiante, comme toujours.  

 
 
La colère qui se lisait sur le visage du père ne sembla pas perturber le gamin qui répondit, de sa voix claire et « innocente » :  

 
 
« Il m’a giflé... »  

 
 
Contrairement à ce que l’on pouvait attendre, Sîan se mit à ricaner tout d’abord, puis rire... Puis ce fut alors un rire à gorge déployée qui emplissait la pièce et se rependait jusque dans le couloir. Il venait plus ou moins de comprendre ce qu’il s’était passé, et cela... L’emplissait de joie. Parce qu’il connaissait ce pouvoir... Il possédait le même ! Et son fils en avait hérité. A partir de cet instant, il jugea inutile de lui faire mander un nouveau précepteur, et passa plus de temps avec lui, à lui apprendre comment maîtriser son pouvoir. Il imaginait déjà son fils en chef craint, redouté de tous, écouté... Mais Enlil, de son petit cœur d’enfant, n’avait jamais souhaité un seul instant ce dont rêvait son père jour et nuit.  
 
Sîan ne se vanta guère des talents de sa progéniture, ne voulant pas lui attirer d’ennuis. Cependant, il fut assez stupide pour se laisser emporter par ses espoirs. Les rumeurs circulèrent qu’il comptait renverser son frère, un jour ou l’autre. Rapidement, et ce quand Enlil se trouvait dans sa neuvième année, il se fit vulgairement assassiner. Des personnes avaient pénétré sa chambre tandis qu’il dormait, et l’avaient égorgé, sous les cris terrorisés d’une des servantes, qui avait été choisie ce soir-ci par Sîan pour satisfaire ses désirs. Elles y étaient toutes plus ou moins passées, les esclaves de la baraque… Et elles n’avaient rien à dire.  

 
 
Sa mort ne passa pas inaperçu mais ne sembla peiner personne. Son fils ne versa aucune larme. Sa femme non plus. La mère d’Enlil allait enfin pouvoir vivre, à nouveau, sans cette angoisse sourde de le voir arriver pour la brutaliser. La seule chose qui marqua le petit garçon fut l’intime conviction qu’Eadwig était derrière ce meurtre… Quelle belle famille...  

 

 
 
Les années suivantes furent plus clémentes. Sa mère avait pu prendre son éducation en mains. Au lieu de lui apprendre à se battre et à mener une armée comme son père l’avait fait pendant des années, elle prit à cœur de lui parler de l’humanité. Ils vivaient tous deux dans la même demeure, avec les mêmes esclaves qu’auparavant. Quelle douce période... Jamais Enlil ne se sentit plus chouchouté et aimé que cette courte année qu’il passa avec sa mère... Avant qu’elle ne se fasse elle aussi exécuter, d’une balle dans la tête. Tout simplement, à l’angle d’un couloir de sa grande maison. Quelques souffres dans l’ombre et toutes les esclaves tombèrent. On ne laissa vivants que les deux enfants qui demeuraient ici bas. Enlil, et le fils d’une des servantes, Aaxei… Encore une fois, on devinait l’ombre d’Eadwig derrière ce carnage.  

 
 
Rien ne traumatisa plus Enlil que cette perte brutale, cruelle. Sa mère, si douce, n’avait pas mérité ça. Il avait dix ans. A peine. On le convia à venir auprès de son cousin, qu’il n’avait jamais fréquenté auparavant. Son prénom ?... Léthé. Cette petite peste fut pour lui sa seule source de réconfort. Bien qu’il soit difficile à vivre, Enlil s’en accommodait docilement. Et cela lui valait quelques câlins qu’il aimait rendre à son tour. Léthé, de trois ans son cadet, fut comme une espèce de sauveur pour lui. Seul au monde, orphelin, la teigne constituait sa seule famille, et était le seul à se préoccuper de lui. Ce petit bonheur improvisé dura quelques années tout au plus. Après quoi il se rendit bien compte que son cousin se servait de lui plus qu’autre chose. D’ailleurs réaliser ça réussit une nouvelle fois à l’emplir de tristesse. M’enfin.  

 
 
Il continuait de suivre des cours de stratégiques guerrières, d’art du combat, et autres matières dans lesquelles il excellait. Pour dire les choses telles qu’elles étaient en réalité, il n’était bon qu’à ça. Le restant de sa vie consistait à suivre son cousin dans ses bêtises, méditer solitaire dans son coin, étudier, haïr les monstres, sous toutes leurs coutures. Il avait aussi un esclave, pour lui tout seul. Vous vous souvenez du petit garçon qui avait survécu, comme lui ? Aaxei. C’est ainsi que les choses devaient être.  

 
 
Parfois quand il était seul, il repensait à son humaine de mère, et à tout ce qu’elle lui racontait sur sa race. Ce fut la nostalgie qui en premier le poussa à se renseigner discrètement sur ce qu’il se passait du côté des humains libres... Et l’idée que peut-être, il pourrait un jour passer outre la partie immonde qui régnait en lui. Et c’est de cette manière qu’il entendit parler pour la première fois des réseaux de rebelles qui inquiétaient les hautes sphères du pouvoir. Le mouvement, au fur et à mesure des années, avait pris de l’ampleur. On estimait à l’époque, Enlil était un jeune adolescent, que plus de la moitié des humains présents dans la Ville, côtoyaient, ou avaient côtoyé, de près ou de loin le réseau. L’hybride était fasciné par un tel élan de solidarité raciale... Qui mena la rébellion à sa perte. Les monstres avaient réussi à mettre à l’état de sujet toute une population, toute une partie du globe terrestre. Ce n’était pas maintenant, et qui de plus est, pas de cette manière si grossière, que les humains allaient pouvoir reconquérir leur liberté. Pourquoi atteindre les monstres, il fallait se pendre à leur propre jeu. Il fallait être sournois, et fin stratège. Tant de choses qu’il avait apprises sur les « bancs de l’école »...  

 
 
Il y avait tellement d’adhérents à la cause rebelle que l’organisation s’en trouvait compliquée, troublée, et moins discrète que s’il s’était agi d’un petit groupe d’élites. Des informateurs qui avaient juste à se servir dans la foule d’humains pro-rebelles avaient fait connaître à Eadwig les nombreux lieux stratégiques de l’organisation, ses dirigeants, ses actions... Tout était tellement voyant... Eadwig apprit même l’intention des rebelles d’attaquer à une date précise son propre manoir. Obtenir cette information avait été un coup de maître, mais par-dessus tout un coup de chance, qui permit de sauvegarder le régime en place... Et d’éteindre la rébellion, en programmant une attaque secrète de tous les bastions ennemis, et en attendant de pied ferme les révolutionnaires aux portes du manoir... Une grande victoire pour le camp des monstres. Cependant...  

 
 
Tout avait été programmé pour avoir lieu la nuit. Enlil, sagement couché dans son lit ce soir-là, observait rêveusement le plafond de sa chambre zébré par les reflets lunaires qui filtraient à travers les volets. Il avait tout juste quinze ans. Les bras repliés derrière sa nuque, il réfléchissait vaguement à ses lubies du moment. Soudain il entendit un bruit léger en provenance du dehors. Il n’aurait su dire de quoi il provenait et cela l’intrigua. Il marcha silencieusement jusqu’à la fenêtre et glissa son regard par un des interstices du volet gauche. Dans l’ombre, il aperçut des silhouettes se mouvoir non loin de la bâtisse. Son cœur accéléra. Il savait que c’était eux. Les derniers du commando finissaient d’infiltrer le manoir. Il n’eut pas le temps de craindre pour sa propre vie que déjà la défense monstrueuse accueillait l’ennemi dans un grand ramdam d’armes à feu, de cris, et de coups. Pris au dépourvu, les rebelles n’avaient aucune chance. Le cœur de l’adolescent battait à tout rompre... Mais Les cris d’agonie, ainsi que l’excitation d’être si proche de ces hommes qu’il trouvait courageux l’emporta sur ses craintes pour sa survie. Dans le noir, il se faufila dans le couloir. Les pauvres hommes n’avaient apparemment pas eu le temps d’atteindre cette aile du manoir. Il avançait sur la pointe des pieds quand soudain il entendit des pas précipités se rapprocher dangereusement de sa propre position. En un bond, il fut caché derrière une grande tenture qui tombait majestueusement du plafond. Il resta là, aux aguets. Son cœur faillit stopper sa course délirante quand il s’aperçut que la personne qu’il avait entendu arriver venait d’avoir la même idée de cachette, à un mètre à côté de lui. C’était un rebelle... Au loin on entendait débouler en courant toute une troupe, assurément du côté des monstres. C’était maintenant ou jamais. Porté par je-ne-sais-quel sursaut, il se glissa furtivement sur le côté et se trouva dans le dos de l’étranger. Immédiatement il glissa une main par-dessus son épaule et vint en couvrir ses lèvres.  

 
 
« Chhhht... » Souffla-t-il au creux de son oreille.  

 
 
Une chance pour lui que l’inconnu n’est pas réagi au quart de tour et ne l’ait pas tout bonnement frappé. La horde de monstres passa au pas de course dans le couloir sans même ralentir. Enlil glissa rapidement sa main dans celle de l’étranger qui n’avait dit un seul mot et l’emmena non loin de là, dans une petite salle qui était réservée aux esclaves. Une espèce de cagibi contenant toutes sortes d’outils, de matériel d’entretien, etc... Il alluma la lumière et se retrouva face à un jeune homme qui devait avoir la vingtaine. Il le dévisagea quelques secondes puis s’empressa d’ajouter :  

 
 
« Il y a une sortie ici, qui mène à l’arrière du manoir. Tu as peut-être une chance de t’en sortir si tu passes par là... »  

 
 
L’autre l’observa sans rien dire, le visage mystérieusement impassible, puis finit par le gratifier d’un simple hochement de la tête. Sûrement qu’il se demandait pourquoi il l’aidait, ou si ce n’était pas tout bonnement un piège. Le jeune hybride quant à lui le fixait sans ciller, les lèvres légèrement entrouvertes. Son cœur cognait, comme un fou qui se débattait, dans sa cage thoracique. Il avait sous les yeux un sujet d’admiration. Un homme qui se battait contre ces vils envahisseurs, qui mettaient sa vie en danger sans un seul regret, le regard dur, et qui fonçait, droit devant lui. C’est ainsi qu’Enlil voulait être. C’est ainsi qu’il DEVAIT être. Il sentit la haine qui le dressait contre une partie de son sang se changer en conviction, ce soir-là...  
 
L’autre finit par reculer lentement jusqu’à la petite porte qui le mènerait à l’extérieur. Juste avant qu’il ne décampe, l’hybride eut un sursaut qui le sortit de sa contemplation, et il lança, un peu au hasard :  

 
 
« Enlil... C’est comme ça que je m’appelle... »  

 
 
Le rebelle, qui s’apprêtait à partir et qui avait alors été retenu par la présentation inopinée, se contenta de le regarder quelques secondes, puis d’ajouter :  

 
 
« Sulley. »  

 
 
Il tourna les talons et s’enfuit dans la nuit noire.  
 
Sans traîner, et toujours aussi discrètement, Enlil guida ses pieds nus jusque dans sa chambre. Il retourna se poster derrière les volets et espionna la cour extérieure. De nombreux monstres étaient présents, armés, et traînaient les corps de ceux qui n’avaient pas eu la chance de rencontrer Enlil... Ce dernier avait du mal à se remettre de ce qu’il venait de se passer... Il était un traitre à son camp !... Non, cela sonnait faux à présent. Son camp maintenant, était celui qui venait d’être détruit par l’armée monstrueuse... Cette petite trahison fit grimper l’excitation en lui. Alors c’était ça être un rebelle ? C’est ce qu’il se demandait à cet instant. Mais il n’obtiendrait la réponse que bien plus tard... Personne ne sut jamais qu’un des assaillants avaient pu s’échapper. Il était apparemment doué, celui-ci. Et avait su rester discret par la suite...  

 
 
La vie reprit son cours comme auparavant, si ce n’est qu’Enlil n’était à présent qu’obsédé par la Rébellion qui s’était éteinte, par la haine qui grandissait dans son cœur à l’encontre des monstres qui avaient fait de sa vie un enfer, par l’espoir de pouvoir un jour servir cette cause qu’il sentait devenir omniprésente en lui...  
 
Ce n’est que plusieurs mois plus tard qu’un nouvel évènement vint perturber sa vie. Alors qu’il se tenait en solitaire sur un muret, à observer la ville en contrebas, il sentit que quelque chose clochait. Il ne put déterminer la cause de se sentiment de malaise. Jusqu’à ce qu’il tourne lentement son regard par-dessus son épaule droite... Et c’est là qu’il l’aperçut. Imperceptiblement, ses yeux s’agrandirent de surprise, et il garda son regard fixé sur lui. A une cinquantaine de mètre, discrètement appuyé à un mur, un homme l’observait. Cet homme ne l’avait plus quitté des yeux depuis un moment déjà... Après une bonne minute d’entre-dévisagement, Enlil reporta lentement son visage devant lui. C’était Sulley.  

 
 
Il n’eut guère à attendre pour qu’un homme, dont il connaissait le visage, vienne s’asseoir près de lui. Enlil engagea la discussion...  

 
 
Quelques années plus tard, Enlil avait dix-neuf ans. Il avait régulièrement revu Sulley. Ils programmaient leurs rencontres et faisaient en sorte de ne jamais se repérer. Au début, Enlil avait apporté autant de renseignements que possible au rebelle sur ce qu’il se passait au manoir et plus généralement dans son camp officiel. Mais ce dernier, désormais seul, ne pouvait mener d’actions concluantes. Puis Enlil, toujours aussi studieux stratège militaire, s’amusait à imaginer toute sorte d’opération pouvant atteindre la cible Monstre. Sulley avait fini par comprendre que le destin avait placé sur sa route le mieux placé pour reprendre le flambeau consumé du mouvement révolutionnaire. Et c’est petit à petit qu’il l’avait poussé à la place de meneur. Enlil s’était mis à revêtir cette identité sans trop s’en rendre compte, considérant ce dernier comme son conseiller, un de ses plus proches collaborateurs, et « tueur à gages » personnel.  

 
 
Jusqu’à réaliser un jour qu’il était bel et bien le chef, de plus en plus charismatique, d’un mouvement terroriste en reconstruction, dont quelques nouveaux membres étaient à recenser. Hors de question de refaire l’erreur de l’ancien gang rebelle. Enlil troquait la quantité contre la qualité. Moins de membres, mais des élites. Les simples sympathisants en restaient là, et faisaient juste figure de soutien. Pas besoin de les impliquer. Ceux qui entraient dans le mouvement devaient prêter serment. La Révolution, ou la mort. Jusqu’au bout, jusqu’à la fin. Les petits anarchistes immatures n’avaient pas leur place parmi les rebelles dirigés par Enlil. Et beaucoup de missions se soldaient par la mort d’ennemis, et surtout par une haute mise en danger de sa propre vie... Par des actes non sans conséquence.  

 
 
A la vingtaine, l’hybride avait su s’entourer d’hommes courageux, de confiance, obnubilés par la chute du régime monstrueux, et capables d’apporter quelque chose de bénéfique au groupe. Jamais encore il ne s’était fait prendre pour traîtrise et avait appris à mener un parfait double jeu. Ces quelques années avaient forgé son caractère et il était loin du sage adolescent qu’il avait été, dans le manoir de son oncle Eadwig. Depuis, il avait donné la mort à multiples reprises, et divulguer à ses collaborateurs des informations qui se devaient d’être tenues secrètes au sein de son camp officiel. Sa présence moins constante dans la grande demeure passait tout naturellement pour l’épanouissement de son indépendance d’adulte. Ce qui ne l’empêchait pas de passer toujours autant de temps auprès de son cousin. Ce dernier ne s’était pas arrangé avec l’âge, mais aucune haine n’emplissait le cœur d’Enlil à son égard. Son double jeu consistait bien à faire un peu le chien-chien avec lui, mais au fond il le faisait bien par attachement. Attachement qui pouvait peut-être s’expliquer par la compassion qu’il éprouvait face à lui. Il était exécrable, mais sa vie n’avait sûrement pas été aussi facile qu’il le paraissait. Chose qu’il était peut-être un des seuls à comprendre et à reconnaître.  
 
Au cours des quelques années qui venaient de suivre son établissement en temps que leader, Enlil s’était enlisé dans cette double vie qui ne faisait que remuer le couteau dans « sa » plaie en accentuant sa double identité. Mi-humain, mi-monstre.  
 
 
 
A l’heure actuelle, il gère avec style cette situation... Mais au fond, elle le détruit... Petit à petit...  


~§~  

Fonction : Leader du mouvement Rebelle. Pour sa couverture, il étudie tout ce qui touche à l’armée ou traîne avec Léthé.


Aspect physique :


Enlil est grand. Pour mettre une mesure sur ces mots, il avoisine plus ou moins le mètre 85. Je pense que c’est sans surprise que vous apprenez qu’il possède une musculature à faire pâlir les boys bands à la plastique plaisante. Résultat d’une quinzaine d’années d’entraînement militaire. Elancé, altier, il diffuse une aura de charisme et de ténèbres qu’il sait tempérer par les expressions parfois douces de son visage pâle. Parfois seulement... En général, il paraît plutôt stoïque, peut-être même indifférent. Voire hautain. Si vous apprenez à le connaître, et même gagner son affection, vous aurez alors droit à des expressions bien plus légères telles que des sourires ou des rires.
 
Son visage possède des traits fins et raffinés... Ce qui jure parfois drôlement (bien ou mal suivant les goûts) avec la virilité qu'il dégage. Une chevelure d'un châtain foncé, mi-longue et raide, l'encadre avec désordre.
 
Pour ce qui est de ses goûts vestimentaires, il porte en général des vêtements bien taillés pour son corps, qui ne se plissent comme s'ils étaient larges, ou qui ne le saucissonnent pas comme s'ils étaient moulants. Le juste milieu en quelque sorte. Beaucoup de noir en général, voire que ça. Il aime être sophistiqué. Les hauts qu'il porte sont souvent parsemés d'ouvertures, de lacets, de boucles ou autres fantaisies qu'il sait manier de manière bien masculine.  
Un détail à noter, il porte souvent un long manteau noir, quand il sort. (On en voit le haut sur l'avatar ^,^) Parfois quelques chaînettes argentées, ou autres décorations de cette même teinte personnalisent ses tenues.  
Ses oreilles sont couvertes de trous pouvant servir à accrocher un bijou. Il n'a pas d'autres piercings. Par contre, son corps est couvert de tatouages... Sur ses bras, ses poignets, ses phalanges, le haut de sa colonne vertébrale, sa nuque, son pectoral gauche, le creux de ses reins, son mollet droit et (un petit peu) sa cuisse droite. (mais j'ai la flemme de les détailler, je peux passer outre ? i_i)
Autre fait à préciser, il ne se maquille jamais même si cela semble être à la mode... Et laisse naturel son regard d'un marron intense. Si intense qu'il peut, à s'y méprendre, paraître teinté d'un rouge sombre.
Il affiche la plupart du temps des expressions et postures sérieuses, qui mêlées à son apparence sombre laissent émaner de lui quelque chose d'irrésistiblement glauque.
 

Aspect psychologique :


La psychologie d’Enlil repose fondamentalement sur sa nature première. L’union de ses parents fit de lui, il y a vingt et une années de ça, un hybride. De son côté humain il tire la partie de lui la plus resplendissante. Altruisme, compréhension, humanisme. De son côté monstre, il en tire la partie la plus sombre. Sadisme, cruauté, domination, violence, et autres vices. Il apparaît alors tel un schizophrène mais cette ambivalence fait partie de lui, gravée au plus profond de son être, du mélange de ses gènes, et n’a rien à voir avec cette maladie. Cela le fait souffrir plus que tout au monde. Les contradictions qui le déchirent le rendent fou et désespérément malheureux. Il se haït pour ce qu’il est et compare son côté monstre à de la pourriture qui le ronge. Un excès de méchanceté cruellement sa conscience, une fois redevenue plus humaine. A contrario, repenser aux bonnes choses qu’il accomplit le remplit de dégoût une fois sa monstruosité pleinement de retour. Il peut se sentir sûr de lui, quand l’obstination le gagne. Tout comme il peut perdre ses repères et sombrer dans la sous-estime de soi totale. Un genre de complexe d’infériorité qu’il ne saurait expliquer et dont il a honte. Pour résumer ça, il est quelqu’un d’une versatilité rarement égalée. Contrairement à ce que beaucoup s’imagine de lui, il est difficile de le choquer et il est loin d’être naïf. A tort, il semblerait que certains le croient coincé et trop droit pour faire des bêtises. Mais loin de ces préjugés, l’hybride n’a pas grand-chose d’un enfant de cœur. Il fait parfois partie du lot quand son cousin l’embarque dans des orgies où le sang coule à flot, quand il se perd volontairement dans la spirale des drogues, dures comme douces. Il met cela sur le compte du secret qu’il a à cacher, son double jeu, sa double vie. Mais au fond, il a besoin de ça, perdre les pédales et laisser les courants pervers de la ville guider son existence, l’espace de quelques heures. Oublier ce dégoût qu’il a envers lui-même et son métissage, oublier aussi la mission qu’il a à accomplir et qui l’épuise. S’il le pouvait, il ne serait qu’humain. D’ailleurs il chérit ces derniers… qu’il a à cœur de protéger. Enlil est quelqu’un de méthodique et efficace, dans la plupart des choses qu’il entreprend. Il sait mener des hommes et des projets, c’est ce qui fait de lui un chef respecté et suivi. Il estime très haut ses hommes, qui adhèrent à sa vision des choses et se battent courageusement pour un monde meilleur. S’il mène ce combat, c’est parce qu’il éprouve une haine indescriptible et ancrée envers les monstres. A ses yeux, il ne pourra espérer vivre tranquillement temps que le régime actuel sera en place et que son oncle haï sera au pouvoir. Un mot pour sa vie : Révolution. Cependant, il dirige son navire sans être sûr de vouloir accoster dans le port prévu... En effet, la victoire semblera parfaite et satisfaisante pour chacun uniquement quand, après avoir déchu son oncle de ses fonctions, il aura exécuté l’exécrable héritier du trône. Son cousin Léthé. Or l’idée de voir un jour sa vie ôtée le remplit d’une angoisse attristée innommable. Secrètement -ou presque- il mène son armée en étant quasiment persuadé de ne pas pouvoir remplir sa mission jusqu’au bout, trop attaché depuis de nombreuses années à cet être sans vertu apparente, détesté par tous. D’ailleurs, il lui est tout simplement insupportable de penser qu’une personne qu’il a dans son cœur puisse souffrir ou mourir… Des restes de son vécu. Mais cette réalité s’entrechoque avec la mission qu’il a également à cœur d’accomplir. Ce qui me pousse à en arriver aux sentiments d’Enlil. Qui aime-t-il ? Quelle personne compte pour lui ?... Rares seront les hommes si discrets sur ce point. Peut-être pour les protéger justement ?... Mais au final, ce chef remarquable est oppressé par le sentiment d’être seul au monde depuis la mort de sa mère. Ce sentiment, atténué par la présence machiavélique de son cousin durant une partie de sa jeunesse, a finalement fini par ressurgir. Les femmes qu’il rencontre ne sont que de furtifs passages « dans son lit ». Parce qu’il joue un peu le connard sûrement, mais surtout parce qu’il ne peut pas se permettre d’impliquer des personnes externes à la guerre qui se trame. Il a besoin d’amour, au fond il en crève. Mais il n’arrive même pas à se l’avouer à lui-même, peut-être trop fier pour se révéler cette faiblesse, ou trop angoissé de devoir souffrir encore si les choses dérapent.  


Ce qu’il aime :


L’humanité, le courage, la ténacité, la tendresse, ceux qui n’ont pas besoin de beaucoup de mots pour se faire comprendre, les drogues


Ce qu’il n’aime pas :


Les monstres, lui-même (plus précisément son mélange génétique avec les monstres), qu’on le charrie un peu trop, se sentir faible



Pouvoirs :

Son pouvoir le plus puissant est de faire les gens "s'auto-détruire", ou plus exactement s'infliger du mal sans réussir à se contrôler, ceci pouvant aller jusqu'au suicide.  
Son pouvoir le plus faible, qui illustre bien l'opposition qui règne en lui, est un pouvoir de vie. Il peut insufler un peu de vie dans chaque chose. Ca ne se voit pas toujours, et c'est toujours très léger. Il peut grâce à ça, parfois, guérir de petites blessures comme des coupures.  
Ces deux pouvoirs ont le point commun d'être accentués ou inhibés suivant les sentiments et émotions d'Enlil... *suspens xD*  
















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MessagePosté le: Mer 27 Aoû - 16:20 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Léthé Matthias E.
Fils et héritier du Big Boss Eadwig


Inscrit le: 15 Juil 2008
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MessagePosté le: Mer 27 Aoû - 17:51 (2008)    Sujet du message: Enlil Eadwig ~ Leader des rebelles Répondre en citant

Superbe fiche ^^

Enfin quelqu'un qui va comprendre mon petit Léthé Razz

Bienvenu et bon jeu!!
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:20 (2018)    Sujet du message: Enlil Eadwig ~ Leader des rebelles

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